Bom Dia

Damien Guinet
un Blog-It Express chez vous ? Blog-It Express

Senso

Bon voyage

Bon à rappeler

  • Ce blog est le seul moyen que Turquois a trouvé pour être Directeur. En l'occurence, de la publication. C'est lui qui fait tout ici, sauf le ménage. Toutes les nuits, ces pages sont repeintes en bleu ; au petit matin, toutes les lettres des notes sont trempées dans la vanille. Ces opérations sont effectuées par les équipes de Sixapart SA, dans leurs bureaux du 48 rue de la Bienfaisance 75008 Paris (01 45 61 20 85). Si vous voulez me contacter pour me faire des compliments, c'est facile, j'ai Internet.

Verres de mer

Avant de partir en vacances, trinquons avec quelques Verres de mer de Francis, Thomas et ma pomme.

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Une vie sur le port

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J’écris depuis la terrasse en bois jaune qui nargue la mer au-dessus des rochers coupants. Les palmiers titubent dans le vent qui les saoule, l’encre sèche dans la plume de mon stylo hésitant. L’air est si lourd que les pélicans tombent tête la première sur des poissons qui somnolent. La côte se dessine à l’horizon dans la brume chaude et bleue. Je pourrais la suivre des yeux si je pouvais les ouvrir franchement. Hier après-midi, le thermomètre indiquait 35°C ; endormi au soleil, j’ai passé la nuit à déguster. Le soir apporte pourtant la fraîcheur mais les draps s’en foutent et brûlent sans relâche les peaux surexposées aux rayons de la journée. Mes nuits sont des comas successifs faits de démangeaisons et de feux secs, qui me laissent épuisé aux matins déjà lourds.

Un peu plus loin, je vois les gens qui marchent lentement le long de la route, s’arrêtent pour regarder la mer, font demi-tour et repartent, puis reviennent. Ils sont assez proches pour que je les interpelle. Je pourrais sans doute discuter un peu, leur demander de l’aide pour transporter mes affaires qui sont restées dans un container sur le port. Mais pourquoi les déranger alors qu’ils ont déjà si peu à faire ? Je préfère rester à ma table, à écouter les cris des enfants que le vent porte depuis la plage après les avoir fait surfer sur les vagues. Je l’aime bien ce promontoire. Je mange les yeux fixés sur la ligne d’horizon, guettant un signe ou un bateau, en regardant les pélicans plonger. Je ne me baigne pas, je ne me promène pas. Je reste sur la terrasse en bois jaune.

Ce blog se met en sommeil quelque temps, expression assez vague il est vrai.

La lune et le chien

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Le jeu sans ballon

Des filles qui jouent au beach-volley mais pas de ballon, c'est ici.

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Comité d'entreprise

Comite

France - Italie : 0-2

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LE CALICE JUSQU’A L’ITALIE

Au début, comme dans un film d’horreur, il y avait des jeunes gens, plus jeunes que d’habitude, qui couraient dans un pré. Les oreilles au vent, ils gambadaient plutôt bien, insouciants, avec l’air de ceux qui sont venus prendre du bon temps. Govou, Ribéry, Henry et Benzema s’échangeaient les ballons comme on se lance des sandwiches poulet/mayonnaise. L’air était humide mais le pique-nique douille c’est toi l’andouille qui n’ira pas en quarts semblait pouvoir bien se passer. Soudain, dans un éclair, Abidal rata une balle en défense centrale et Toni, malgré son échec devant Coupet, lança un regard de tueur. Ne l’ayant pas vu, les Bleus reprirent leurs courses folles comme si de rien n’était, inconscients du danger qui les menaçait. Et c’est d’ailleurs sur l’une de ces accélérations que tout bascula. Dès la 7ième minute, Ribéry planta sa cheville dans le sol en bousculant Zambrotta, avant de s’en aller terminer son Euro à l’hôpital. Le carnage avait commencé. A la 23ième, le sang jaillit du carton présenté par l’arbitre à un Abidal dont la sortie n’était pas catastrophique en elle-même. Mais Pirlo marqua son péno. Et Raymond sortit Nasri qu’il venait de faire rentrer pour le remplacer par Pafsong (Boum, c’est un peu exagéré pour lui). Tout devint alors plus compliqué, très compliqué, trop compliqué.

Le pique-nique de la mort qui tue passa de l’horreur à la farce, au grand n’importe quoi. Les Bleus furent incapables de se révolter, alors que les Italiens étaient transparents. Incapables de se redresser, incapables d’y croire un peu, d’y croire encore. Et 11 transparents valent mieux que 10 absents ayant la tête ailleurs. La tête à quoi ? La tête à toto bien sûr. Un zéro, deux zéros et trois zéros. Rien, que dalle, tant pis pour les casse-dalles. Il y avait plus de mouvement dans la tête de Thuram et la cuisse de Viera sur le banc qu’entre les lignes françaises. On en a pourtant vu des équipes enflammer des matches après avoir été réduites à dix. Ce soir, Benzema décrochait mais à chaque fois, c’était une erreur ; une fois, une fois seulement, l’un de ses tirs permit à Buffon de se dégourdir. On pourrait écrire que ce match nous a presque fait regretter l’absence de Malouda mais les conneries ont été assez nombreuses ces dernières semaines pour ne pas en écrire de nouvelles. Cette Equipe de France n’en est plus une, elle n’existe plus. La feuille de match doit être passée à la broyeuse. Il faut oublier – tout peut s’oublier – les hiérarchies d’usage, décrocher les cadres, brûler les prés carrés et donner les clés à quelqu’un qui manie autre chose que le second degré – et ce n’est pas une question de diplômes. Il faut repartir de zéro. C’est facile, nous y sommes.

Il faudra aussi apporter quelques explications. Il faudra expliquer pourquoi Mexès est en vacances à l’heure qu’il est. Il faudra expliquer pourquoi la cuisse de Viera était presque guérie avant Roumanie-France alors qu’en fait, non. Il faudra tirer les choses au Clerc, et lui demander pourquoi il ne sait pas centrer. Il faudra nous dire pourquoi l’objectif était de ne pas perdre contre la Roumanie parce qu’il s’avère que finalement, cela n’a pas suffit. Il faudra enfin essayer de nous faire comprendre comment un sélectionneur national peut, après une soirée aussi cauchemardesque et pour toute analyse de l’immense gâchis étalé sous nos yeux, se dire fier de l’effort fourni par son équipe et, surtout, demander sa compagne en mariage. Raymond, la réponse est non.

France - Italie : préparatifs

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Pays-Bas - France : 4-1

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TITI, HEROS MINÉ

Les soirs de claque, le plus simple est de rentrer chez soi la tête basse et de se mettre de la crème sur les joues pour apaiser la douleur, voire la honte, lorsque la taloche a été reçue en public. Les joueurs de l’équipe de France ne vont pas rentrer chez eux dès ce soir mais ils peuvent sortir les tubes d’Arnica et se pommader sans retenue les uns les autres. Car c’est une énorme gifle, une beigne monumentale que les Néerlandais leur ont infligée. Une mandale remise avec calme et talent, maîtrise et efficacité. Les coups sont partis et ils ont fait mouche, quatre fois, deux allers et retours en quelque sorte. Le troisième fut sans doute le plus cruel, oui, car il fut infligé alors que l’espoir venait de renaître. Ce soufflet de Robben dispersa définitivement les miettes de plaisir qui venaient d’être grattées à la disette offensive dont souffrent les Bleus depuis maintenant des années, et offertes par Thierry Henry à des supporters à l’appétit immense et au ventre vide. Durant une petite minute, Titi est redevenu le Henry des grands jours, celui qui peut faire basculer un match et lancer tout une équipe sur la bonne voie. Une putain de toute petite minute. Jusqu’à ce que Robben…

Jusque-là, Henry avait tout raté. Malchanceux, il avait vu l’un de ses tirs repoussé par une main néerlandaise, sans que l’arbitre ne siffle penalty. Maladroit, il avait manqué un lob évident qui aurait permis aux Français de revenir à 1-1. Plus tôt encore, il avait brillé par son absence, en se Trezeguisant à la pointe de l’attaque des Bleus. Malgré le bon travail de Ribéry et la fraîcheur de Govou, qui aurait dû prendre sa chance une ou deux fois avec plus d’autorité, rien n’aboutissait. Sur le côté, gauche, Malouda maloudait. Malouda qui, sur le premier but néerlandais, regardait Kuyt au lieu de regarder le ballon. C’est con le foot mais ça se joue surtout avec un ballon. Pour avoir confondu le ballon et le tango, Malouda mérite deux tubes d’Arnica, et de se reposer jusqu'en juillet. Pour leur part, Evra faisait oublier Abidal, Thuram montrait qu’il avait le niveau pour signer au PSG et Sagnol agonisait dans le couloir droit. Puis Gomis et Anelka entrèrent à 3-1 pour tenter de renverser la vapeur. A des milliers de kilomètres de Berne, Cissé et Trezeguet se resservirent en rosé. Quelques minutes après, le score était de 4-1, et la vapeur toujours dans les yeux des Bleus.

La France n’est pas éliminée, l’Italie non plus, et la Roumanie n’est pas qualifiée. Tout est encore possible, à condition d’y mettre du chien, de la folie et de compter sur les autres. A condition aussi d’utiliser toutes les forces, les vraies, dont les Bleus disposent. Car si en attaque, la France piétine, sur le banc, KB jardine. Benzema n’est pas entré contre les Pays-Bas ; sa vivacité aurait pourtant été intéressante à confronter à la lenteur des grands moulins arrières bataves. Dis Raymond, tu nous sers quoi mardi soir en rosé ? Un 2002 ou un 2006 ?

Roumanie - France : 0-0

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ZEROS A ZURICH

Ce soir, en faisant match nul contre la Roumanie, la France n’a pas perdu toutes ses chances de jouer les quarts de finale de l’Euro. Mais elle les a considérablement réduites, dans un groupe dit « de la mort » qui pourrait devenir en plus celui « de l’enfer » après la nette victoire des Néerlandais sur les Italiens. A Zurich, les Bleus sont entrés dans la compétition sur un tempo que leur connaissent malheureusement trop les amoureux du jeu porté vers l’avant, du style vif et inspiré. Cette absence totale de rythme dans un premier match, qui avait savonné la planche de l’élimination au premier tour de la Coupe du monde de 2002, n’avait pourtant pas empêché la France d’atteindre la finale de cette même compétition quatre ans plus tard. Domenech arguera donc sans doute du fait que l’on aurait tort de trop s’inquiéter de ce résultat médiocre. Qu’il ne compte quand même pas sur nous pour le célébrer. Difficile de décrire le vide qui rodait sur le terrain autour duquel tant de records du monde ont été battus en athlétisme, délicat de toucher du doigt ce qui n’existe pas. Comment chroniquer le rien ?

On aura beau jeu – on se console comme on peut – de rappeler qu’il faut être deux pour bien jouer. Avant d’en arriver là faut-il encore qu’au moins l’un des deux ait quelque volonté en la matière. Ce ne fut pas le cas ce soir. Pas si fous ces Roumains, qui ont commencé leur récolte des trois points qu’ils visent sans doute en trois matches ; ils n’ont plus qu’à prier entre les rencontres pour que leurs adversaires continuent à s’entre-dévorer franchement, comme les Pays-Bas l’ont fait avec l’Italie. Onze derrière et personne devant, les Roumains ont attendu que le temps passe, Mutu comme les autres. Pour sa part, au plan créatif, le jeu français a été proche de zéro. Juste en dessous. Un Ribéry asthmatique, un Benzema au milieu du terrain cherchant à quel avant-centre transmettre la balle, un Anelka ici et là, manquant de la tête la seule véritable occasion du match, un Malouda n’ayant aucun poids à l’avant, voilà le tableau. Heureusement, la défense s’est montrée plus vaillante mais pas assez fraîche pour apporter quoi que ce soit en attaque. Enfin, certains assurent avoir vu entrer sur le terrain Nasri et Gomis en fin de match. Il faudra qu’ils le prouvent.

Suisse - République Tchèque : 0-1

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ÇA COUTE AUX SUISSES

Rien à voir avec la Coupe du monde évidemment, avec tous ces regards de la planète tournés vers un seul ballon rond. L’Euro n’est qu’un championnat régional joué dans la fraîcheur d’une fin de printemps pourrie, comme d’habitude. Il n’intéresse que les Européens, et encore pas tous. Par exemple, cette année, les Britanniques s’en foutent royalement. L’Euro n’est pas exotique, l’Euro n’est pas romantique, l’Euro n’est pas essentiel. Mais il permet entre deux World Cup de faire le point sur les hiérarchies de proximité et d’attribuer un trophée qui peut conduire son détenteur à faire trembler ses adversaires durant deux ans, ainsi que leurs filets si affinités. Cette année, ce sont la Suisse et l’Autriche qui s’y collent pour organiser. Ils s’y mettent à deux pour être crédibles parce que sinon, prises individuellement, la Suisse et l’Autriche sont à peu près au football ce que Charles Villeneuve est au PSG, une erreur de casting. Et une franche rigolage vue de l’extérieur. Les Suisses et les Autrichiens sont programmés pour faire du ski, point barre. Heureusement, ils s’y connaissent en organisation. Ce sont des pays qui ne manquent pas de moyens et, de plus, tout devrait filer droit durant un mois. En l’occurrence, c’est tout ce qu’on leur demande.

Les Suisses ouvraient justement les hostilités aujourd’hui, en tant que pays hôte. Parce que pour l’Euro comme pour la Coupe du monde, on n’échappe pas au match d’ouverture. On voudrait bien mais on ne peut pas. Entre les Suisses et les Tchèques, on ne s’attendait pas à la partie du siècle. On ne s’attendait pas non plus à des scores de dernière journée de Ligue 1. On n’a pas été déçus. Il est vrai que la fin d’après-midi du samedi est idéale pour se faire une petite sieste avant l’apéro. Ce soir à Bâle, c’était une tournée générale de ronflements. Les Suisses, en rouge, et les Tchèques, en blanc, n’allaient pas se priver d’une reposette pour cause de lancement de l’Euro. Le rythme était pourtant trop élevé pour Frei, qui s’est tordu le genou définitivement, et pour l’avant-centre des Tchèques, qui est sorti en pétard : il court où Koller ? Sur le banc. Faut reconnaître que les Suisses ont dominé la partie et qu’ils auraient mérité le match nul. Mais bon, déjà, ils organisent alors faut pas qu’ils se plaignent. Demain marquera l’entrée en lice de l’Autriche, dont certains de ses habitants avaient demandé que leur équipe nationale se retire de la compétition au profit d’une nation plus à même de montrer quelque chose au plan du football. La sieste le dimanche, c’est bien aussi.

France - Colombie : 1-0

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UN CENTIEME DE SECONDE

A une époque où les numéros sur les maillots n’étaient pas libres mais devaient se suivre de 1 à 11, du gardien de but à Didier Six, le numéro 12 était logiquement celui du premier remplaçant. Celui qui astiquait le banc avec son short en tergal pendant que les copains s’échangeaient le Tango 1978 en transpirant sous leurs chasubles moulantes. La place du con quoi, comme celle du quatrième aux Jeux Olympiques ou celle du quatrième arrivé chez Emmanuelle, à Bangkok ou ailleurs. Aujourd’hui, la logique n’est plus ce qu’elle était puisque, premièrement, Didier Six n’a plus de moustache depuis longtemps et que deuxièmement, Thierry Henry porte le numéro 12 sur son maillot alors qu’il n’est pas remplaçant. Du moins pas encore. Ce numéro, il le baladait ce soir en bleu pour la centième fois à la pointe – cette expression lui convient mieux que « sur le front » – de l’attaque française. Son centième match avec l’Equipe de France depuis 1997. Pas vraiment le meilleur mais pas le pire non plus. Mais pas vraiment le meilleur.

A sa façon de ne pas toucher sa bille, Henry a multiplié contre la Colombie les courses et les appels, un coup dans le zig, un coup dans le zag. Il a effectué des déviations presque réussies et d’autres ratées. Il a attendu des ballons qui ne sont jamais venus, zaï zaï zaï zaï. Il a été à l’origine du penalty transformé par Ribéry, qui a donné la victoire à l’équipe de France. Toutefois, si l’on regarde bien les images, il semble que ce soit le maillot jaune qui s’étire sur l’action dans la surface et non le bleu. Micoud donnerait-il des cours du soir pour arrondir ses faims de moi ? Plus que la qualité intrinsèque de la performance du Barseulonais, à propos de laquelle il faudrait vraiment voir une page à écrire pour chercher à la classer en seconde, c’est son décalage avec la vivacité et la précision de ses collègues de l’attaque, Ribéry et Benzema, qui pourrait inquiéter. Ben et Rib se trouvent les yeux fermés et n’optent pour Henry qu’en deuxième intention, l’ancien n’étant sauvé que parce que le nouveau duo ne marque pas assez rapidement. Pour l’instant.

Trezeguet pourrait en dire long sur ces ballons qui, un jour, n’arrivent plus, sur ces passes téléphonées qui ne sonnent plus. Henry s’en fout, il va jouer l’Euro en titulaire. Peut-être le remporter. Avec ou sans moustache.

Bords de ports

Bordsdeports

Les bords de ports, ce sont des balades faciles. Celles que l’on fait avec toute la famille, une glace à la main. On déambule le long des quais en regardant les bateaux. Il y a les plaisanciers et les pêcheurs. Les premiers, on les observe du coin de l’œil, en train de prendre l’apéro sur le pont arrière ; on ne peut pas s’approcher davantage puisque « Les pontons sont réservés aux usagers du port ». Mais on ne loupe rien de ceux qui se donnent en spectacle en trinquant fort en pull marin. Les pêcheurs, c’est pas pareil. On ne les envie pas mais on les respecte. On dit aux enfants, attention, c’est un métier très difficile, des fois, ils partent des mois. Les pêcheurs, on les attend pour les voir décharger leurs prises. On dit, tiens une sole, tiens des crevettes, tiens c’est quoi ça Bernard ? Un brochet ? J’aurais plutôt dit une limande. Bernard pense surtout que les pêcheurs ont tellement raclé le fond de l’océan que dans 20 ans, il n’y aura plus de poissons. Mais les pêcheurs débarquent après des jours de sel et de vent et tout le monde se précipite. Même Bernard. C’est de plus en plus dur pour eux avec tous ces gens qui prennent des photos. Un gros plan du homard avec le téléphone pour envoyer à Christian qui travaille ; une contre-plongée au reflex sur les casiers qui sortent de la cale, sans se rendre compte que la dragonne traîne dans le mazout. Pour les pêcheurs, c’est le bazar, alors qu’ils voudraient juste revoir chez eux, prendre un bain et dormir.

Et puis à d’autres moments, ou en même temps mais un peu plus loin, juste à côté, on est plus tranquille. On trouve des cordages, des casiers pas toujours en très bon état, des filets qui attendent d’être recousus, autant d’objets qui ont l’air abandonnés mais qui servent tous les jours. Des traces de l’activité des hommes, des pêcheurs. Des traces de vies difficiles. Ce sont d’autres bords de ports.

Les Noah sont à Paris

Noah

France - Equateur : 2-0

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GOMIS ADMISSIBLE

Ce premier match de préparation de l’équipe de France à l’Euro 2008 avait un parfum particulier, celui des examens et concours que s’apprêtent à passer tant de jeunes gens dans les semaines qui viennent. La règle qui avait été fixée par Raymond Domenech était simple : sur les 30 joueurs convoqués au stage de Tignes, sept devraient quitter leurs coéquipiers au lendemain de la rencontre jouée à Grenoble. Ce soir était donc celui du grand oral, où chacun savait qu’avant tout, il ne fallait pas se louper, même s’il était tout aussi évident que ce match ne pouvait pas faire à lui seul la décision. On peut dès lors comprendre que l’imminence de l’annonce des 23 heureux sélectionnés ait pu quelque peu paralyser ceux qui avaient un doute sur leurs chances d’apparaître sur la liste. De fait, durant la première mi-temps, les Bleus, qui jouaient en rouge, confondirent Equateur et méridienne, préférant faire tourner le ballon en assurant les passes, plutôt que de tenter de le faire progresser et par là même, risquer de le perdre. Finalement, il n’y eut que cette tête de Cissé sur un centre de Ben Arfa à se mettre sous la dent peu avant la mi-temps. Occasion qui intervenait deux minutes après un double sauvetage de Thuram, ce dernier montrant ainsi que l’on pouvait toujours compter sur lui, et aussi sur la chance des anciens.

La deuxième période fut pour sa part éclairée par l’entrée de Gomis, qui, pour sa première sélection, marqua deux buts somptueux et condamna Cissé à ne pas dormir de la nuit ; au moins ce dernier aura-t-il cette fois ses deux jambes pour déambuler dans les couloirs de l’hôtel des Bleus jusqu’au petit matin. Gomis pourrait être le seul à bénéficier de sa remarquable performance contre l’Equateur pour obtenir son billet à destination de la Suisse et de l’Autriche, et modifier la liste que Domenech avait sans doute déjà en tête avant la rencontre. Cela sera-t-il néanmoins suffisant ? Rien n’est moins sûr. Les autres joueurs en balance ne pourront compter quant à eux que sur le contrôle continu, c’est-à-dire les saisons effectuées dans leurs clubs respectifs, pour réussir le concours et surtout se classer dans les 23 meilleurs. Aucun ne s’est en effet mis en évidence de façon suffisamment nette pour bousculer les hiérarchies, si ce n’est Ben Arfa, dont on ne saurait dire s’il fait partie des probables, des possibles ou des prochains. Va commencer maintenant une longue et difficile nuit pour Raymond Domenech, Président et seul membre du jury. Au cœur des heures qui vont défiler très lentement, peut-être entendra-t-il la musique du baladeur de Cissé se glisser à travers les murs.

Les Frigos

Nouvelle série sur Flickr, réalisée lors des portes ouvertes du week-end dernier aux Frigos.

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L'acheteuse

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Sous les pâtés, la plage

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L'Idéal - Barbara Carlotti

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La longue dame blonde est de retour. Après Chansons et Les Lys brisés, le dernier disque de Barbara Carlotti se nomme L’Idéal. Programme ambitieux s’il en est, d’autant plus que l’apparition de sa voix claire et posée, notamment avec Cannes, avait déjà marqué bien au-delà des esprits. La surprise en moins, on se glisse de nouveau avec grand plaisir dans cet univers délicat au sein duquel la chanteuse flotte avec l’élégance des femmes du monde décoiffées. Un univers fait de « lieux sublimes », « de fruits et de soleil », de « plaisirs futiles », de guitares sèches, de cuivres gais et de quelques flûtes qui semblent sorties d’une chambre du Chelsea Hotel. Auteur et compositrice de la majorité des titres, Barbara Carlotti fait claquer dans L’Idéal ses talons hauts sur les terrasses en étages de la chanson française. Un verre à la main, elle déambule en souriant entre les invités qui chuchotent, leur demande de « faire quelque chose pour la nature », regrette les printemps tardifs mais elle n’hésite pas à faire trinquer ceux qui ne savent pas se tenir, comme ces Femmes en zibeline, qui portent « des animaux morts/qui caressent leurs corps ». L’Idéal parle aussi de l’amour, mais de celui qui est entre parenthèses, celui qui n’est pas partagé, dans la jolie Bête farouche, ou celui dont on rêve. Pas de l’amour idéal. Barbara Carlotti n’est pas une chanteuse vulgaire.

Levons le coude

Quedesplantes

Levons l'ancre

Bateau

Un Pedigree - Edouard Baer

Pedigree

Dans une sorte de haut hangar désaffecté, entre des murs de béton gris, au milieu d’un petit désordre, Edouard Baer donne lecture d'Un Pedigree de Patrick Modiano. Le plus souvent assis derrière ou sur le simple bureau de bois posé dans la pièce, décoré d’une unique lampe verte, il parcourt ses feuilles volantes, les classe et les range visiblement sans chercher à en respecter la chronologie mais sans s’y perdre pour autant. Tous ces papiers sont les multiples pièces du puzzle que Modiano tente de reconstituer dans Un Pedigree. Un puzzle fait de bribes de discussions, de voix étouffées derrière les murs, de noms mystérieux et empruntés, de solitude et de peines confondues. Edouard Baer se tient la tête pour en faire jaillir les souvenirs d’un autre, étalés sur ce bureau qui pourrait être aussi bien celui d’une salle d’interrogatoire que celui d’un maître d’internat.

Derrière lui, au fond, une porte aux grands battants de bois s’ouvre petit à petit, signifiant sans doute la longue émancipation douloureuse du petit Patrick, ignoré par ses parents et pourtant si souvent sollicité, accusé, réprimandé, malmené, jusqu’à l’écriture de son premier roman, La Place de l’étoile. Cette porte constitue le seul élément de mise en scène durant cette lecture d’un peu plus d’une heure. Malgré, ou grâce, à cette absence d’artifice, Edouard Baer est convaincant dans son interprétation des failles modianesques car il est de ces bouffons dont on imagine assez bien que l’humour ne leur est pas venu sans raison. Sur la scène du Théâtre de l’Atelier, il fait rire avec trois ou quatre phrases, presque contre son gré, mais reste d’une sobriété bienvenue, au service d’un texte qui tient autant du rapport d’enquête que de la mise au point intime et définitive.

Au final, l’acteur remercie comme s’il était gêné de ces applaudissements, rebondissant d’une jambe sur l’autre, et salue l’auteur, en tournant ses mains vers le bureau de bois, où ses souvenirs respirent encore doucement.

Alain Bashung - Chorus 2008

Bashung

Les musiciens sont déjà en place lorsqu’il arrive. Une silhouette sombre dans la lumière blanche, comme un flamant noir perché sur ses longues pattes, coiffé d’un chapeau et de lunettes de soleil. Noire aussi, la guitare qu’on lui tend avant qu’il ne s’assoit sur un tabouret. « Bonsoir », lance l’homme au public ; il est 22 heures et Bashung entame son concert avec Comme un Lego, l’une des chansons écrites par Manset pour Bleu Pétrole. Neuf minutes adressées depuis ce « grand terrain de nulle part » au « noir sidéral ». Un pari casse-gueule, ceux qui attendaient l’heure des concessions pourront repasser. Suivent Je t’ai manqué et Hier à Sousse, plus puissante à la scène qu’au studio.

Du dernier album, Tant de nuits, le guilleret Secret des banquises et les deux reprises Suzanne et Il voyage en solitaire seront les seules à ne pas être au rendez-vous. La voix est claire et forte quand il le faut, plus douce à d’autres instants, avec ces petites variations qu’on lui connaît, ces petits dérapages élégants et maîtrisés. Bashung ne parle pas entre les chansons. Il lève son verre d’eau en réponse à un « Bravo Alain ! » lancé par la salle. Bashung est concentré comme un funambule qui n’aurait plus d’équilibre hors de son fil.

La nuit, je mens. La batterie ne commence qu’au deuxième refrain, plus tard que sur le disque. Mais les frissons sont là. « D’estrade en estrade/J’ai fait danser tant de malentendus/Des kilomètres de vie en rose ». Cette phrase existe donc bien. Samuel Hall et What’s in a bird secouent les fondations de l’Arche de la Défense et un public au sein duquel beaucoup étaient surtout venus pour voir. Les chansons les plus applaudies sont sans surprise Osez Joséphine, impeccable puis, durant le premier rappel, Madame Rêve, magique, et Vertige de l’amour, rajeunissant. Juste avant, les fans se lèvent et viennent occuper le devant de la scène, surprenant Bashung qui revient à sa place.

Deuxième et dernier rappel, seul, guitare à la main. Angora de Fantaisie militaire : « Le souffle coupé/La gorge irritée/Je m'époumonais/Sans broncher ». Plus personne ne bouge. Nights in white satin : « And I love you ». La foule répond par ses applaudissements et sûrement aussi par quelques mots dans les premiers rangs. « Mais moi aussi je vous aime » laisse alors échapper le flamant noir en se retirant, la voix floue pour la première fois de la soirée. Minuit. La salle se rallume pendant que les mains s’éteignent inexorablement. Sur la scène vide, le micro de Bashung est toujours éclairé.

Bleu Pétrole - Alain Bashung

Bashung

Six secondes, c’est le temps qu’il faut pour aimer le dernier album d’Alain Bashung, Bleu Pétrole. Six secondes, deux accords de guitare et deux vers : « Je t’ai manqué ? Pourquoi tu me visais ? » On est à peine assis que la messe est dite, à défaut d’être encore entendue. Musicalement, Je t’ai manqué et Résidents de la République, les deux premières chansons de Bleu Pétrole, écrites par Gaëtan Roussel de Louise Attaque, sont d’une efficacité redoutable, irrésistible. Impossible de ne pas tracer à travers la plaine lorsque leurs refrains s’enclenchent : « Et si l’on disait le contraire » ou « Hier on se regardait à peine ».

Tant de nuits, malgré sa boîte à rythmes, s’inscrit dans la même veine. Si l’on n’aimait pas autant La nuit, je mens, si l’on ne pensait pas qu’il s’agit sans doute de l’une des plus belles chansons jamais écrites, on reconnaîtrait qu’il y a des copeaux brillants de celle-ci dans l’admirable refrain de celle-là : « Des armées insolites/Et des ombres équivoques/Des fils dont on se moque/Et des femmes que l’on quitte ». Comment ces rythmes et ces sonorités peuvent-ils nous connaître aussi bien ? Comment des mélodies écrites par d’autres, Armand Méliès et Alain Bashung en l’occurrence, peuvent-elles se lover aussi pleinement au creux d'envies que l'on ne se connaissait pas quelques secondes plus tôt ? Comment remercier pour ça, aussi ?

Vient ensuite Hier à Sousse, transition mineure, que l’on imaginerait bien chantée par Jacques Dutronc, avant les deux morceaux inédits écrits, avec Armand Méliès pour le premier, et composés par Gérard Manset : Vénus et Comme un lego. La première est plus parlée que chantée par Bashung mais Manset, comme Roussel, parvient à emporter l’auditeur sur son aile grâce à un banjo que l’on ne voit pas venir, qui rode pourtant dès le début de la chanson, et qui ouvre soudain un chemin évident et limpide. Vénus et Comme un lego forment un diptyque évoquant les splendeurs et misères de nos vies si riches, si minces, passées entre « pommes d’or, pêches de diamants » et « dard venimeux » ou « socle trompeur ». Pour Manset, nos existences ne sont qu’un « jeu, terrible, cruel, captivant » et dans cette prière sans illusion qu’est Comme un lego, le plus beau vers est peut-être celui qui n’est pas écrit : « Pourquoi ne me réponds-tu jamais ? » interroge-t-il le créateur possible du jeu en question ; suivent quelques éloquentes mesures sans paroles…

Gaëtan Roussel revient ensuite pour les trois dernières chansons inédites (1). Sur un trapèze et Le secret des banquises balancent une nouvelle fois leurs airs accrocheurs sur des textes qui – cela vaut pour tous ceux écrits par Roussel – s’ils ne sont pas aussi hermétiques que ceux de Fauque sur les albums précédents – n’oublions pas surtout qu’avant, il y eut Boris Bergman – peuvent, dans un premier temps, s’écouter sans se comprendre avec plaisir. Je tuerai la pianiste réunit pour sa part Manset au texte, Roussel et Bashung à la musique, une chanson qui a la fièvre meurtrière, dont la pression monte sous les guitares et les coups de batterie, une chanson psychopathe qui tourne en rond comme un cheval fou. « Je suis un indien, je suis un apache ». Bleu Pétrole est une immense réussite, qui devrait plaire bien au-delà du public habituel de Bashung. Précipitez-vous.

(1) Bashung reprend également Suzanne de Léonard Cohen et Il voyage en solitaire de Gérard Manset, reprises qui, malgré la grandeur des chansons originales, n’apportent rien à l’album.

Thérèse - Chorus 2008

La 20ième édition du festival Chorus se poursuit. Voici quelques photos du concert de Thérèse ce midi.

Thrse

Loire-Atlantique

  • Dans le sens des départs (8)

0802_saint_nazaire56_3 A Saint-Nazaire, ceux qui ont un parapluie sous la bruine ne sont pas de Saint-Nazaire. Là-bas, la pluie n’est ni une péripétie, ni un contretemps ; elle fait partie du décor mais ne fait pas fondre. Le matin, sur le boulevard Albert 1er, les retraités prennent le frais sous les gouttes sans sourciller. Plus tard, les collégiens reviennent du McDo sous l’averse comme si de rien n’était, les cheveux collés au front et les bouches jointes, où se déchaînent d’autres tempêtes. A son tour, on avance donc la tête au vent, le pébroc protégeant l’appareil photo, observé par des autochtones humides, la parka bien vite trempée mais0802_saint_nazaire3_2 le corps en mouvement, entre les coques, les paquebots, les grues et les cargos, au milieu des cris des mouettes et des plaintes de l’acier sous les presses, derrière la tôle des ateliers. Au fond d’un bassin, le Poesia est terminé et les premiers membres de l’équipage italien viennent le découvrir avec ferveur ; les yeux levés au ciel, ils admirent sa robe blanche et sa cheminée qui fume déjà ; pour un peu, on se croirait place Saint-Pierre. En face, dans la forme Joubert, le Jasmine Knutsen est en cale sèche pour maintenance. Sous sa coque immense, deux playmobils minuscules donnent une idée de la taille du tanker, si haut et démesurément long. Face à ce monstre, on ne souhaite qu’une chose, qu'il ne se rompe jamais, ni en mer, ni dans l’estuaire.

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Dimanche de brume

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La Défense

Je commence une autre série, visible sur Flickr. Le sujet en est La Défense, vue… de chez moi. Comme pour les autres, l'objectif est de la compléter/améliorer/réorganiser au fil du temps. Si vous avez une autre idée de titre pour la série…

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Face(s) à la mer

Une nouvelle série sur Flickr : Face(s) à la mer. Puisqu'il est difficile, voire risqué de prendre des visages en photo, prenons des nuques. La série sera complétée, et pourquoi pas améliorée, au fil du temps. La sélection sera impitoyable. Peut-être.

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Les Nantais à l'échauffement

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Les Photographiques 2008

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Du 8 au 30 mars, Le Mans accueille la 30ième édition des Photographiques, ancien Festival de l'Image rebaptisé en 2006, créé, soutenu et toujours organisé par un groupe de fidèles passionnés.  Dans dix sites de la ville seront visibles différentes expositions de photographes manceaux, du grand Ouest ou d'ailleurs. Des grilles de l'église de la Visitation, à l'hôpital, en passant par le parc Théodore Monod, le Palais des Congrès… le public pourra découvrir plusieurs regards, anciens ou récents, différentes sensibilités et façons d'aborder l'art photographique, en couleur ou noir et blanc, en petit ou grand format.

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Lors de la visite inaugurale de samedi dernier, j'ai particulièrement apprécié les photos de Bernard Descamps, regroupées sous le titre "Evening land", élégantes et délicates, comme ces barques du lac Débo au Mali qui ressemblent à des cils déposés par le vent, ou ces dunes du désert qui prennent chair sous son objectif. Valérie Donsbecke présente pour sa part "Chambres claires", un travail à la fois ludique et esthétique. Par un procédé qu'elle garde secret, et sans retouche numérique, elle enferme des clichés en couleur dans des bocaux, bouteilles ou verres et elle photographie l'ensemble sur fond blanc, le tout en argentique. Enfin, Jean Hervoche, avec "Paysages" donne à voir de superbes clichés en noir et blanc de régions peu hospitalières, principalement nordiques, où prendre des photos, chasser le merveilleux éclat de lumière dans l'encre du ciel, nécessite de "payer de sa personne" selon ses propres termes.

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Cela n'est qu'une sélection. Les Photographiques exposent également Guy Hersant, Daniel Challe, François Le Diascorn, Toinette, Jean-François Devillers, Caroline Pottier et d'autres encore... De plus, à l'Hôtel de ville, les organisateurs ont décidé de présenter une partie des oeuvres des artistes exposants achetées par le festival au fil des ans, une collection qui commence à prendre de l'ampleur et dont on attend avec impatience qu'elle puisse être visible un jour de façon permanente dans la cité mancelle.

Boa Tarde

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