Le 12 juillet dernier, j’étais invité à l’avant-première du film de Laurent Perrin, Dominique Laffin, portrait d’une enfant pas sage. Un peu intimidé, j’ai rejoint les locaux de la SACD pour découvrir enfin l’hommage rendu à cette actrice hors norme par celui qui l’avait fait tourner, pour la dernière fois, dans Passage secret. Le portrait tracé par Laurent Perrin est une réussite. C’est un film sobre, où le réalisateur n’intervient en voix off qu’au début et à la fin, laissant sinon la parole aux différentes personnalités qu’il filme. Il y a là notamment Claude Miller, Yvan Dautin, Jean-Marie Poiré, Josiane Balasko, Catherine Breillat, Elie Semoun… Tous ont croisé Dominique Laffin, l’ont filmée ou aimée. Tous racontent comment cette actrice, cette femme, était à la fois pleine de culot, de talent et de doutes, qui l’entraînaient souvent dans des abîmes d’où elle revenait avec le temps de plus en plus fragile. De nombreux extraits de films et des photos illustrent les propos recueillis, même si toutes les autorisations n’ont pu être obtenues, du moins à des prix décents, pour éclairer l’ensemble du parcours de La femme qui pleure. Ce Portrait d’une enfant pas sage brosse, sans pathos, la vie trop brève d’une actrice qui semble, plus de vingt ans après, avoir laissé une belle lueur dans les yeux de ceux qui l’ont croisée. Celle d’une étoile qui courait trop vite sur un fil trop tendu. Par son film, Laurent Perrin rend enfin à Dominique Laffin la place qu’elle mérite dans le cinéma français.
Portrait d’une enfant pas sage passera sur le câble à la rentrée prochaine, dans le cadre d’une rétrospective consacrée à l’actrice, si tout va bien. D’ici-là, on peut toujours espérer qu’un distributeur accepte de projeter le film dans une salle de cinéma. Ce ne serait que justice d’y revoir Dominique Laffin.
Mise à jour (31 octobre 2007) : Le programme de diffusion sur CinéCinéma Culte du documentaire de Laurent Perrin,de Passage secret, ainsi que de La Femme qui pleure, de Jacques Doillon, se trouve ici.






oui bien sûr
Rédigé par: sylvain meriaux | 19/07/2007 à 23h04
Dominique Laffin est TRES belle sur cette photo. A la fois même et différente. Pas de moue boudeuse, un peu ado alanguie comme souvent, ici elle dégage une sensualité de femme,avec un port de tête, une bouche un peu.. Bardot(1ère époque!), une femme décidée, affirmée et surtout elle est à la fois plus présente par son expression, son regard, son attitude et pourtant étrangement, de par l'effet du profil, son regard hors champ la projette dans un ailleurs, là-bas...Déjà.
Rédigé par: marie | 19/07/2007 à 23h45
sylvain > bien.
marie > bien vu, bien dit ;)
Rédigé par: Turquois | 20/07/2007 à 14h18
dominique laffin on gardera d'elle ce regard triste qu'elle avait dans "garçon" de claude sautet, elle y jouait la 2ème maîtresse, la 1ère était rosy varte, on se souvient de fresson de montand de villeret, de garcia et de tous les autres
un film très attachant, enfin pour moi
Rédigé par: humour japonais | 21/07/2007 à 20h32
Pour moi aussi. Pour tous ces acteurs et puis aussi pour Noirmoutier.
Rédigé par: Turquois | 23/07/2007 à 21h47
Aprés avoir appris que Laurent Perrin cherchait à faire un documentaire sur Dominique LAFFIN, je cherchais à le contacter pour l'encourager ou l'aider dans sa démarche. Je suis trés heureux qu'il soit arrivé au terme de son projet. Je vous envie d'avoir pu assister à l'avant-première. Depuis des années, je recherche tout ce qui concerne mon actrice fétiche et j'avoue que cette quête est difficile. Quel bonheur de savoir que ce documentaire existe.
Info pour toutes les personnes qui aiment Dominique, le DVD de la femme qui pleure est disponible en Espagne (la mujer que llora).
Je vous remercie pour vos informations et un grand merci à Laurent Perrin pour son abnégation et son amour pour Dominique Laffin.
Rédigé par: Jean-Pedro SILVA | 19/08/2007 à 16h47
Moi, j'ai beaucoup été impressionné par cette actrice, dans le film "dites-lui que je l'aime" de Claude Miller, avec Depardieu et Piéplu. Je m'en suis longtemps rappelé, pour le film et surtout pour elle. Dans ce film, elle ressort par la discrétion qui la mettait si bien en valeur. Et puis ce film, par l'étrange remontée dans le temps (qu'on fait aussi dans Dupont-Lajoie de Claude Miller ou Les Valseuses de Blier), elle y ajoute. Elle évoque pour moi ces années, et ce monde qui s'est depuis, désuni ou qui a lâché.
Rédigé par: PrGroKrouk | 03/03/2008 à 12h01
Merci pour ce commentaire.
Rédigé par: Turquois | 03/03/2008 à 23h42