C’est pour les voyages que Bernard Giraudeau offre à ses lecteurs au fil de ses livres que ceux-ci attirent. C’est pour ces mots qui sentent l’écume du petit jour, la boue des rivières africaines, le fuel des cargos, l’air pur des hauts plateaux ou la sueur des peaux inconnues que l’on saute avec autant d’envie dans son sillage. Au-delà, les pages de l’acteur fascinent pour les gens que l’on y croise, ces gens qui font comprendre au voyageur pourquoi il est parti ou parfois pourquoi il n’arrivera jamais.
C’est après eux que court le narrateur des Dames de nage, caméra à l’épaule. Dans ses documentaires, il veut capturer les visages, figer les regards à jamais, comme une obsession face à toute cette beauté qui lui échappe. Au début du livre, Marc Austère, c’est son nom, part sur les traces d’un ami mort en Afrique. Ce retour sur une terre qu’il connaît bien est l’occasion pour lui de tourner les pages d’un album où vont se succéder toutes les femmes qui ont traversé sa vie. Jo l’Africaine, Marcia la Sud-Américaine, sa mère, Marguerite, Ysé et d’autres encore. Des femmes qu’il a aimées, partagées, juste croisées derrière une vitre, écoutées, baisées aussi. Et puis il y a Amélie, l’amour d’enfance retrouvée, comme si rien n’avait changé.
Marc Austère court le monde à sa propre recherche, il se noie dans les histoires des autres de peur d’avoir à affronter la sienne, il se condamne à partir pour ne rien regretter. Sur cette base classique, Bernard Giraudeau montre de belle manière son empathie pour le monde et pour les autres. Le livre est une sorte de bilan de fin de première vie et l’on imagine qu’il est l’aboutissement d’un long trajet intérieur pour son auteur. Les Dames de nage est le livre d’un homme serein mais qui n’a plus de temps à perdre.





Il suffirait que cela se vende pour que les gens l'achètent!
Rédigé par: jl | 26/09/2007 à 22h25
C'est bizarre j'aime bien Giraudeau mais je n'arrive pas à avoir le déclic pour aller vraiment vers ce livre*. L'entrelacs de tes lignes a disons plus de charme que de force de conviction ;)
*(et puis la couv' avec cette bouche aah superbe ..et ces seins ( ! ) est tout de même un maximum racoleuse et .. ça m'agace et ça m'agace de ne pas arriver pas à dépasser le stade de l'agacement!)
Bon je crois que la curiosité va l'emporter et que pour le plaisir d'écrire ici un vrai commentaire au lieu de ces élucubrations vespérales, je vais...essayer de me le procurer :)!
Rédigé par: marie | 26/09/2007 à 23h03
C'était intéressant la Ligne verte mais esthétiquement c'est mieux sans...avec QUE du grand BLEU! :)
Rédigé par: marie | 26/09/2007 à 23h08
JL > Et il suffirait qu'ils l'achètent pour qu'il n'y en ait plus à vendre !
marie > Ah oui ? J'avais pas fait attention… Du coup, après ton com, je me suis penché sur cette couverture et… je suis tombé dedans. Cette bouche ! Ces seins !! Je suis sous la couverture et j'ai pas envie de dormir.
Bon, sinon, je sens que je vais devoir aller à la Poste :)
marie > ;)
Rédigé par: Turquois | 27/09/2007 à 21h17
oh tu n'es pas sérieux ?
(et puis si tu es sous la couv' ..hein ;-) !)
Rédigé par: marie | 27/09/2007 à 22h47
:)
Rédigé par: Turquois | 30/09/2007 à 11h15
ah j en ai entendu parler dans l'émission de Drucker samedi
Rédigé par: sandra | 30/09/2007 à 23h38
Certaines pages du livre de Giraudeau pourraient faire tousser gravement les fans les plus mures de Drucker... Gare à l'attaque !
Rédigé par: Turquois | 02/10/2007 à 11h35