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Damien Guinet
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  • Ce blog est le seul moyen que Turquois a trouvé pour être Directeur. En l'occurence, de la publication. C'est lui qui fait tout ici, sauf le ménage. Toutes les nuits, ces pages sont repeintes en bleu ; au petit matin, toutes les lettres des notes sont trempées dans la vanille. Ces opérations sont effectuées par les équipes de Sixapart SA, dans leurs bureaux du 48 rue de la Bienfaisance 75008 Paris (01 45 61 20 85). Si vous voulez me contacter pour me faire des compliments, c'est facile, j'ai Internet.

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octobre 2007 notes

Hommage à Dominique Laffin - CinéCinéma Culte

C'est samedi prochain, 3 novembre, que passera pour la première fois le documentaire de Laurent Perrin, Dominique Laffin, portrait d'une enfant pas sage, sur CinéCinéma Culte, dont je vous avais parlé il y a quelque temps. Ce film sera diffusé quatre fois jusqu'au 9 novembre. Ne le manquez pas si vous vous souvenez de Dominique Laffin et que vous souhaitez tant la revoir que l'entendre. Ne le ratez pas non plus si vous croyez avoir oublié cette actrice qui aurait dû avoir une belle et longue carrière si… Le lundi 5 novembre, c'est une soirée événement que nous proposera CinéCinéma Culte avec le documentaire de Laurent Perrin, suivi de La Femme qui pleure, de Jacques Doillon et de Passage secret, premier film de Laurent Perrin et dernier de Dominique Laffin. A vos enregistrements, les diffusions de films de l'actrice sont rares, si l'on excepte le régulier Garçon ! de Claude Sautet. Très accessoirement, je vous signale que vous pourrez apercevoir à l'ouverture du documentaire de Laurent Perrin ces pages bleues que vous êtes en train de lire.

Le programme des diffusions :

  • Portrait d'une enfant pas sage : 3 novembre à 22h05, 4 novembre à 13h25, 5 novembre à 19h50 et 9 novembre à 18h10.
  • La Femme qui pleure : 5 novembre à 20h45, 6 novembre à 8h30, 8 novembre à 15h, 10 novembre à 12h50, 11 novembre à 0h15 et 13 novembre à 14h40.
  • Passage secret : 5 novembre à 22h15.

Nocturna - Victor Maldonado et Adrian Garcia

Nocturna Tim semble bien petit sous les si hauts plafonds de l'orphelinat qui l'accueille avec des dizaines d'autres enfants. La vie s'écoule entre les jeux et les fou-rires, les mauvaises blagues et les moqueries. Cela ne serait pas si triste s'il ne fallait se coucher le soir. Car TIm a peur du noir et ne supporte pas les ombres qui grandissent autour de lui. C'est pourquoi il passe ses nuits sur le toit de l'orphelinat à regarder les étoiles. Jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que ces dernières commencent à s'éteindre dans le ciel. Sa quête pour comprendre les raisons de ces disparitions va conduire Tim jusqu'à Nocturna, le merveilleux monde de la nuit.

Victor Maldonado et Adrian Garcia dessinent avec talent des personnages inédits et magiques. On croise dans Nocturna toutes les petites mains qui créent chaque nuit les bruits qui accompagnent notre sommeil, celles qui font grincer les volets, craquer les gouttières, toutes placées sous la baguette d'un chef, le chuchoteur. Il est aussi question de Moka, le grand patron de la nuit, de liseurs de rêves et d'emmêleuses de cheveux. Tim va découvrir ce monde qui lui fait tant peur avec l'aide du Berger des chats, qui devra l'aider à affronter cette ombre qui envahit peu à peu la ville. Nocturna est un très beau dessin animé, poétique et inventif, idéal pour faire disparaître les peurs des petits et pour faire rêver les grands les yeux ouverts.

Ciel rose, ciel bleu

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Journée mondiale du Refus de la misère

Voici quelques photos prises à l'occasion de la 20ième Journée mondiale du refus de la misère, au Trocadéro, le 17 octobre dernier. Une journée qui a permis à des gens de toutes les conditions et de tous les pays du monde de se rencontrer, de s'écouter, de danser aussi, de débattre. Quelques heures de chaleur malgré le souffle frisquet qui parcourait l'esplanade ouverte à tous les vents.

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La suite des photos est ici.

France-Argentine : deux XV en vain

La déception est à peine passée, la boule apparue dans la gorge samedi dernier tout juste tombée dans le ventre qu'il faut y retourner, pour l'honneur. Le champagne est rangé et la bière est restée sur les estomacs mais l'IRB paye sa tournée. Au rugby, une tournée, quelle qu'elle soit, ça ne se refuse pas, même s'il est parfois difficile de sourire en trinquant lorsque l'on sait que la vraie fête aura lieu le lendemain à l'étage du dessus. Alors une dernière fois, on fait monter la pression.

Pour les Français, la Coupe est peine depuis que des Anglais sans génie les ont doublés dans une dernière ligne droite qu'ils imaginaient déboucher sur des milliers de vagues bleues et qui ne fut pour eux qu'une impasse vers l'amer. Pourtant, la victoire était là. A portée. Bien sûr, dès la deuxième minute, Lewsey avait joué au prof de première langue en rappelant que "Traille" et "essai" étaient de faux-amis. Mais quelques longues minutes plus tard, le tableau affichait 8 à 9. Il était évident que ce n'était qu'un début mais en attendant, quel soulagement d'être devant les Anglais. Trop bon ! Trop con, finalement. Car c'était oublier que les Blancs avaient besoin d'être dans le dos des Bleus pour laisser Wilkinson leur flanquer deux coups de pied au cul les expédiant vers la petite porte d'une petite finale, dont les vainqueurs n'en restent pas moins de grands perdants.

L'ironie du sport veut que l'Argentine soit convoquée elle aussi pour cet affrontement des équipes défaites. L'Argentine qui a battu la France lors du match d'ouverture, où plutôt qui a attendu que des Tricolores tremblant de trouille se battent eux-mêmes, en se prenant les crampons dans le tapis vert d'entrée. L'Argentine qui a passé sa Coupe du Monde à taper au pied dans un ballon pourtant fait pour être bercé, porté et transmis à la main. Ce soir, lors de ce tango des moribonds, les Français choisis par les sélectionneurs devront sécher leurs larmes pour y voir clair. Si d'aventure cela tournait mal sur le terrain, ils auraient leur vieux pour pleurer dans les tribunes puisque Pelous ne jouera pas.

Evitez-nous cela s'il vous plaît, pas pour le plaisir de gagner mais pour la courte illusion de 24 heures qui naîtra ainsi de ne pas avoir tout perdu. Bougez-moi ces Argentins qui se footent du rugby et ranimez chez nous la flamme d'un enthousiasme mort sans combat une petite semaine après être né face à la Nouvelle-Zélande. Sortez les doigts de vos moufles, il ne fait pas si froid. Déployez vos ailes le long des touches et volez au-dessus des lignes ennemies pour poser quelques ballons d'oxygène derrière les poteaux. Tentez, courrez, tenez, évitez, sautez, poussez, enfoncez. Cassez les fenêtres de nos frustrations et de vos regrets éternels. Gagnez ou perdez. Cela n'a plus d'importance.

Voyages, voyages

Dans le métro, un homme et une femme montent en pleine conversation :

  • Lui : "… et puis j'ai fait l'Asie, toute l'Europe, l'Australie, l'Amérique du Sud".
  • Elle : "Et c'était où en Vendée ?"
  • Lui : "Saint-Jean-de-Monts".

Arcade Fire et Bruce Springsteen

A Ottawa, Régine et Win Butler ont rejoint le Boss sur scène lors de son concert, pour interpréter StateTrooper  puis une chanson d'Arcade Fire. J'aime le "Oh my god" et les rires qui suivent de la spectatrice qui n'en revient pas d'entendre les premières notes de Keep the car running et de voir ce qu'elle voit.

Poneys many

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L'île de Ré

  • Dans le sens des départs (7)

On pose le pied sur le sol de Ré en se demandant si l’on pourra vraiment la découvrir en seulement huitDpp_0709050005 petits jours. Tant a été dit et tant l’est encore sur ses beautés, ses trésors, sa douceur, sa lumière, ses people, ses roses trémières, ses jolies maisons inabordables et secrètes… Comment comprendre cela en une semaine ? Comment prendre son temps sans trop le perdre ? On doute. Puis on s’interroge. Car de prime abord, l’on ne sait pas trop par quel bout la prendre cette île toute plate, que ce soit à pieds, à vélo ou en photo. On a beau observer, écouter, attendre et toucher, on sent qu’elle ne se donne pas au premier venu, qu’il va falloir faire sa cour et ne pas trop en demander la première fois.

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Salon de la Photo

Dpp_0710030002_2 Belle journée au Salon de la Photo. Six heures passées entre les stands à regarder, jauger, toucher et écouter aussi. Le capteur de mon 350D est toujours poussiéreux car le stand où des nettoyages gratuits étaient proposés n’a pas désempli. Deux personnes officiaient chez Canon contre une seule chez chacuneDpp_0710030004_2 des autres marques, dont les stands étaient d’ailleurs relativement déserts. La poussière aurait-elle ses préférences ? Peu importe car j’ai pu suivre à la place une présentation de Lightroom, qui est tout simplement l’outil qu’il me faut. Durant une bonne heure, Jean-François Vibert a passé en revue de façon très pédagogique quelques-unes des fonctionnalités du dernier-né d’Adobe, qui permet de cataloguer les photos numériques, de les développer, de les imprimer et de les diffuser. Tout simplement bluffant. Il me tarde de l’avoir ce Lightroom.

Dpp_0710030001 Sur le chemin de la sortie, je me suis arrêté sur le stand du magazine Images, où une conférence informelle semblait se tenir. Patrick Gripe, photoreporter spécialisé dans le sport, discutait avec qui le souhaitait, simplement et de façonDpp_0710030003 très conviviale. Ce fut un très bon moment que d’écouter les conseils et de partager l’expérience d’un professionnel. J’aime bien faire des photos dans des ambiances peu éclairées, ce qui nécessite une haute sensibilité, induisant à son tour du bruit numérique. Pour Patrick Gripe néanmoins, si la lumière est belle, si la composition est réussie et l’émotion présente, « le bruit, on s’en fout ». Cela me conforte. D’ici à dimanche, d’autres photographes devraient jouer le jeu de ces conférences, notamment Philip Plisson. Je ne peux que vous encourager à aller les rencontrer.

Boa Tarde

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