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  • Ce blog est le seul moyen que Turquois a trouvé pour être Directeur. En l'occurence, de la publication. C'est lui qui fait tout ici, sauf le ménage. Toutes les nuits, ces pages sont repeintes en bleu ; au petit matin, toutes les lettres des notes sont trempées dans la vanille. Ces opérations sont effectuées par les équipes de Sixapart SA, dans leurs bureaux du 48 rue de la Bienfaisance 75008 Paris (01 45 61 20 85). Si vous voulez me contacter pour me faire des compliments, c'est facile, j'ai Internet.

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mai 2008 notes

Bords de ports

Bordsdeports

Les bords de ports, ce sont des balades faciles. Celles que l’on fait avec toute la famille, une glace à la main. On déambule le long des quais en regardant les bateaux. Il y a les plaisanciers et les pêcheurs. Les premiers, on les observe du coin de l’œil, en train de prendre l’apéro sur le pont arrière ; on ne peut pas s’approcher davantage puisque « Les pontons sont réservés aux usagers du port ». Mais on ne loupe rien de ceux qui se donnent en spectacle en trinquant fort en pull marin. Les pêcheurs, c’est pas pareil. On ne les envie pas mais on les respecte. On dit aux enfants, attention, c’est un métier très difficile, des fois, ils partent des mois. Les pêcheurs, on les attend pour les voir décharger leurs prises. On dit, tiens une sole, tiens des crevettes, tiens c’est quoi ça Bernard ? Un brochet ? J’aurais plutôt dit une limande. Bernard pense surtout que les pêcheurs ont tellement raclé le fond de l’océan que dans 20 ans, il n’y aura plus de poissons. Mais les pêcheurs débarquent après des jours de sel et de vent et tout le monde se précipite. Même Bernard. C’est de plus en plus dur pour eux avec tous ces gens qui prennent des photos. Un gros plan du homard avec le téléphone pour envoyer à Christian qui travaille ; une contre-plongée au reflex sur les casiers qui sortent de la cale, sans se rendre compte que la dragonne traîne dans le mazout. Pour les pêcheurs, c’est le bazar, alors qu’ils voudraient juste revoir chez eux, prendre un bain et dormir.

Et puis à d’autres moments, ou en même temps mais un peu plus loin, juste à côté, on est plus tranquille. On trouve des cordages, des casiers pas toujours en très bon état, des filets qui attendent d’être recousus, autant d’objets qui ont l’air abandonnés mais qui servent tous les jours. Des traces de l’activité des hommes, des pêcheurs. Des traces de vies difficiles. Ce sont d’autres bords de ports.

Les Noah sont à Paris

Noah

France - Equateur : 2-0

France_equateur

GOMIS ADMISSIBLE

Ce premier match de préparation de l’équipe de France à l’Euro 2008 avait un parfum particulier, celui des examens et concours que s’apprêtent à passer tant de jeunes gens dans les semaines qui viennent. La règle qui avait été fixée par Raymond Domenech était simple : sur les 30 joueurs convoqués au stage de Tignes, sept devraient quitter leurs coéquipiers au lendemain de la rencontre jouée à Grenoble. Ce soir était donc celui du grand oral, où chacun savait qu’avant tout, il ne fallait pas se louper, même s’il était tout aussi évident que ce match ne pouvait pas faire à lui seul la décision. On peut dès lors comprendre que l’imminence de l’annonce des 23 heureux sélectionnés ait pu quelque peu paralyser ceux qui avaient un doute sur leurs chances d’apparaître sur la liste. De fait, durant la première mi-temps, les Bleus, qui jouaient en rouge, confondirent Equateur et méridienne, préférant faire tourner le ballon en assurant les passes, plutôt que de tenter de le faire progresser et par là même, risquer de le perdre. Finalement, il n’y eut que cette tête de Cissé sur un centre de Ben Arfa à se mettre sous la dent peu avant la mi-temps. Occasion qui intervenait deux minutes après un double sauvetage de Thuram, ce dernier montrant ainsi que l’on pouvait toujours compter sur lui, et aussi sur la chance des anciens.

La deuxième période fut pour sa part éclairée par l’entrée de Gomis, qui, pour sa première sélection, marqua deux buts somptueux et condamna Cissé à ne pas dormir de la nuit ; au moins ce dernier aura-t-il cette fois ses deux jambes pour déambuler dans les couloirs de l’hôtel des Bleus jusqu’au petit matin. Gomis pourrait être le seul à bénéficier de sa remarquable performance contre l’Equateur pour obtenir son billet à destination de la Suisse et de l’Autriche, et modifier la liste que Domenech avait sans doute déjà en tête avant la rencontre. Cela sera-t-il néanmoins suffisant ? Rien n’est moins sûr. Les autres joueurs en balance ne pourront compter quant à eux que sur le contrôle continu, c’est-à-dire les saisons effectuées dans leurs clubs respectifs, pour réussir le concours et surtout se classer dans les 23 meilleurs. Aucun ne s’est en effet mis en évidence de façon suffisamment nette pour bousculer les hiérarchies, si ce n’est Ben Arfa, dont on ne saurait dire s’il fait partie des probables, des possibles ou des prochains. Va commencer maintenant une longue et difficile nuit pour Raymond Domenech, Président et seul membre du jury. Au cœur des heures qui vont défiler très lentement, peut-être entendra-t-il la musique du baladeur de Cissé se glisser à travers les murs.

Les Frigos

Nouvelle série sur Flickr, réalisée lors des portes ouvertes du week-end dernier aux Frigos.

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L'acheteuse

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Sous les pâtés, la plage

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L'Idéal - Barbara Carlotti

Lideal

La longue dame blonde est de retour. Après Chansons et Les Lys brisés, le dernier disque de Barbara Carlotti se nomme L’Idéal. Programme ambitieux s’il en est, d’autant plus que l’apparition de sa voix claire et posée, notamment avec Cannes, avait déjà marqué bien au-delà des esprits. La surprise en moins, on se glisse de nouveau avec grand plaisir dans cet univers délicat au sein duquel la chanteuse flotte avec l’élégance des femmes du monde décoiffées. Un univers fait de « lieux sublimes », « de fruits et de soleil », de « plaisirs futiles », de guitares sèches, de cuivres gais et de quelques flûtes qui semblent sorties d’une chambre du Chelsea Hotel. Auteur et compositrice de la majorité des titres, Barbara Carlotti fait claquer dans L’Idéal ses talons hauts sur les terrasses en étages de la chanson française. Un verre à la main, elle déambule en souriant entre les invités qui chuchotent, leur demande de « faire quelque chose pour la nature », regrette les printemps tardifs mais elle n’hésite pas à faire trinquer ceux qui ne savent pas se tenir, comme ces Femmes en zibeline, qui portent « des animaux morts/qui caressent leurs corps ». L’Idéal parle aussi de l’amour, mais de celui qui est entre parenthèses, celui qui n’est pas partagé, dans la jolie Bête farouche, ou celui dont on rêve. Pas de l’amour idéal. Barbara Carlotti n’est pas une chanteuse vulgaire.

Levons le coude

Quedesplantes

Boa Tarde

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