L’heure où ceux qui sortent tard du boulot croisent ceux qui sortent. L’heure où l’on arrête de courir, se résignant à son retard. L’heure où l’on sent que l’on ne parviendra pas à repousser le sommeil davantage. L’heure où ceux qui ont faim changent de trottoir à la vue d’une boulangerie. L’heure où l’on se dit qu’elle ne viendra pas, celle où l’on regrette de ne pas y être allé. L’heure où l’on est seul dans le matin brumeux, loin des autres et loin de soi. L’heure où l’on comprend qu’on aura fini dans les temps. L’heure où le train s’en va, celle où il arrive. L’heure où le soleil s’écroule dans le whisky bu sous le saule.





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