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  • Ce blog est le seul moyen que Turquois a trouvé pour être Directeur. En l'occurence, de la publication. C'est lui qui fait tout ici, sauf le ménage. Toutes les nuits, ces pages sont repeintes en bleu ; au petit matin, toutes les lettres des notes sont trempées dans la vanille. Ces opérations sont effectuées par les équipes de Sixapart SA, dans leurs bureaux du 48 rue de la Bienfaisance 75008 Paris (01 45 61 20 85). Si vous voulez me contacter pour me faire des compliments, c'est facile, j'ai Internet.

Notes de la catégorie "Théâtre"

Un Pedigree - Edouard Baer

Pedigree

Dans une sorte de haut hangar désaffecté, entre des murs de béton gris, au milieu d’un petit désordre, Edouard Baer donne lecture d'Un Pedigree de Patrick Modiano. Le plus souvent assis derrière ou sur le simple bureau de bois posé dans la pièce, décoré d’une unique lampe verte, il parcourt ses feuilles volantes, les classe et les range visiblement sans chercher à en respecter la chronologie mais sans s’y perdre pour autant. Tous ces papiers sont les multiples pièces du puzzle que Modiano tente de reconstituer dans Un Pedigree. Un puzzle fait de bribes de discussions, de voix étouffées derrière les murs, de noms mystérieux et empruntés, de solitude et de peines confondues. Edouard Baer se tient la tête pour en faire jaillir les souvenirs d’un autre, étalés sur ce bureau qui pourrait être aussi bien celui d’une salle d’interrogatoire que celui d’un maître d’internat.

Derrière lui, au fond, une porte aux grands battants de bois s’ouvre petit à petit, signifiant sans doute la longue émancipation douloureuse du petit Patrick, ignoré par ses parents et pourtant si souvent sollicité, accusé, réprimandé, malmené, jusqu’à l’écriture de son premier roman, La Place de l’étoile. Cette porte constitue le seul élément de mise en scène durant cette lecture d’un peu plus d’une heure. Malgré, ou grâce, à cette absence d’artifice, Edouard Baer est convaincant dans son interprétation des failles modianesques car il est de ces bouffons dont on imagine assez bien que l’humour ne leur est pas venu sans raison. Sur la scène du Théâtre de l’Atelier, il fait rire avec trois ou quatre phrases, presque contre son gré, mais reste d’une sobriété bienvenue, au service d’un texte qui tient autant du rapport d’enquête que de la mise au point intime et définitive.

Au final, l’acteur remercie comme s’il était gêné de ces applaudissements, rebondissant d’une jambe sur l’autre, et salue l’auteur, en tournant ses mains vers le bureau de bois, où ses souvenirs respirent encore doucement.

Correspondance de Groucho Marx - Jean-Pierre Marielle

Grouchomarx

Le décor est sombre et sobre, simplement traversé par un canapé de cuir clair et quatre chaises identiques. Un peu en retrait, dans un coin, une table de maquillage, et à l'opposé, un trio de jazz qui lance les premières phrases de la soirée. Lorsque la musique s'arrête, Pierre Vernier entre en scène, texte de la pièce en main, et lit la première lettre. Jean-Pierre Marielle, lunettes marxiennes et moustache au cirage, lui répond en tournant les pages, texte en main lui aussi.

C'est un Groucho plutôt désabusé et fatigué que le choix effectué par Patrice Leconte dans sa correspondance fait apparaître. Bien sûr, Marx trempe sa plume dans la dérision, se moquant de lui-même et des autres lorsqu'il écrit à ses amis, à ceux qui le sollicitent ou à ceux qui lui cherchent des noises. Mais cet humour, ce non-sense, ne masquent pas la lassitude de l'acteur, de l'animateur de radio puis du retraité, qui passe ses journées entre sieste et télévision avant de s'envoler "pour le pays des rêves dans l'attente fiévreuse des émotions que le jour suivant (lui) réserve".

Le spectacle est drôle, notamment lorsque Groucho, répondant aux Warner Brothers qui l'accusent de reprendre le nom "Casablanca" pour le titre du prochain film des Marx, indique que premièrement, tout le monde saura faire la différence entre Harpo et Ingrid Bergman et que, deuxièmement, les Warner utilisent eux-mêmes le mot "Brothers", alors que les Marx étaient frères bien avant eux. Mais dans l'ensemble, on est très loin de la folie qui était celle du moustachu. Ainsi, la Correspondance comprend trois réponses aux frères Warner, de plus en plus délirantes, dont seule la première est reprise dans le spectacle.

Sur la scène, Jean-Pierre Marrielle joue avec la distance qu'il affectionne au théâtre, sourire aux lèvres ; il claque des doigts durant les intermèdes musicaux en fermant les yeux ; il change de place sur le canapé. Pierre Vernier fait plus l'acteur, du moins autant que cela est possible dans le format de la pièce. Les lettres s'enchaînent devant un Théâtre de l'Atelier loin d'être rempli. La torpeur guetterait presque le spectateur s'il n'était pas heureux de voir ces deux Rolls échanger ces amabilités, les yeux brillants de cette belle connivence qui est celle des vieux copains.

En chair et en noce - Didier Gustin

Gustin On passe un bon moment avec Didier Gustin à la Comédie Caumartin. On l’avait perdu de vue et, comme il le dit lui-même, un artiste que l’on ne voit pas ou que l'on n'entend pas n’existe plus. Doucement, il revient, à la radio et à la scène avec ce spectacle. Dans En chair et en noce, Didier Gustin joue son propre rôle d’imitateur invité à un mariage dont il n’arrive plus à repartir, accaparé qu’il est par différents convives. Ce cadre donne l’occasion à Gustin de dresser une galerie de portraits drôle et haute en couleurs, même si le ton n’est pas toujours des plus légers et les calembours de première jeunesse. Le spectacle a été co-écrit avec Pascal Légitimus et l’on retrouve par instants la patte des Inconnus, dont la subtilité n’était pas la marque de fabrique. Ces réserves sont toutefois balayées par la sympathie qu’inspire Didier Gustin immédiatement à ses spectateurs. Avec son physique de grand benêt, on le regarde comme un grand frère ou un cousin, l’indulgence aux aguets. Au-delà des personnages joués par Gustin, le spectacle permet de voir quelques imitations très réussies, celles des Vincent Delerm, Cali, Bénabar et autres Raphaël ou M, dans lesquelles il excelle. Rien que pour ces quelques minutes, la pièce vaut le coup. Quelques convives empruntent eux-mêmes leurs voix à des gens connus comme Dupontel, Laspalès ou Palmade. Gustin croise également Coluche lors d’une évocation touchante, qui aurait mérité de l’être davantage encore. En chair et en noce se joue jusqu’au 2 juin.

Le spectacle reprendra à la Gaîté Montparnasse, à partir du 14 septembre 2007.

Roland Menou - Théâtre des Blancs Manteaux

Menou Roland Menou n’est pas un inconnu, il a joué un cadavre dans Julie Lescaut dernièrement. En 1995. Ce n’est donc pas une surprise de le retrouver les lundi et mardi sur la scène du Théâtre des Blancs Manteaux pour un one-man-show. Avec la participation d’Audrey Tautou, Menou a créé une galerie de personnages irrésistibles. Sylvie est une majorette provençale, vulgaire et grande gueule, qui défile au milieu du crottin. Roselyne est la sœur langue de pute d’une chanteuse québécoise sans doute connue mais gentille. Françoise est une hôtesse de l’air low-cost obligée de changer de coiffure durant le vol pour faire croire aux passagers qu’elle est plusieurs. Il y a aussi Père Patrice, à la voix distinguée-branchouille, qui galère à assister son patron gâteux, se trouvant être pape de son état (du Vatican). Et quelques autres. On sent que dans la vraie vie, Roland Menou doit avoir la vanne facile. C’est dire s’il est à l’aise au cours de ce spectacle où ses personnages nous donnent du plaisir en secouant leurs interlocuteurs respectifs avec plus ou moins de ménagement mais toujours avec des répliques qui font mouche. « Les eighties ! C’est pas un groupe, c’est un siècle connasse ! » balance ainsi l’adolescente aux dents baguées du spectacle à sa copine au téléphone. La salle des Blancs Manteaux était pleine mardi soir. Il serait dommage que vous soyez les derniers à connaître Roland Menou. Mais peut-être avez-vous vu tous les Julie Lescaut

J'espérons que je m'en sortira, d'après Marcello d'Orta, avec Bernard Menez

J’espérons que je m’en sortira est une pièce écrite d’après un texte de l’auteur italien Marcello d’Orta. Alors que ce dernier était encore instituteur dans les années 80, il a réuni des rédactions d’élèves de 8 à 10 ans pour en faire un spectacle alternant les interventions des enfants et les relances ou les commentaires du maître. Devant les trente spectateurs de l’assistance, Bernard Menez portant blouse grise entre en scène sur une musique fellinienne. A travers lui, les écoliers évoquent leur ville, Arzano, dans la banlieue de Naples, la drogue, la Camorra, la Suisse… La vie n’est pas facile tous les jours dans les maisons déglingouillées qui sont les leurs mais ils s’en sortent en rêvant, en jouant au foot et en se contentant de ce qu’ils sont. L’émotion n’est pas loin mais Bernard Menez bute beaucoup sur son texte, hésite, reprend… On peut être fatigué le vendredi soir. Pour leur part, les interventions des enfants ne sont jamais très longues et ne permettent pas de se laisser porter par les textes de ces rédactions, leurs belles images ou leur formulation joyeusement approximative et inventive. Le maître intervient et passe au sujet/élève suivants. Régulièrement, Bernard Menez interpelle son public et le fait entrer dans le jeu, l’interrogeant à son tour, distribuant bonbons et gâteaux, bons points et coups de règle. La salle s’allume alors et c’est comme un entracte dans le spectacle, qui perd encore davantage en intensité. On quitte l’Italie pour parler de Révolution française et de Verlaine. Cette idée est sympathique et Bernard Menez improvise parfaitement face aux réactions de son public. Mais c’est une deuxième pièce qui s’insinue ainsi, rompant la fragile unité de la première. C’est dommage, on aurait bien voulu aimer.

Des Soucis et des potes - Vincent Faraggi

Soucisetpotes Présentée comme la réponse masculine à Arrête de pleurer Pénélope *, Des Soucis et des potes repose sur un argument simple : trois personnages réunis dans un même lieu discutent de sexe, de boulot, d’amitié, de souvenirs, de cul… Le type de pièce qui n’a aucune chance de révolutionner le catalogue de sujets théâtral. Ce n’est pas plus mal, on ne vient pas pour ça. Ce qui compte, c’est moins le texte que les répliques, l’énergie davantage que la technique. Sur ces critères, Des soucis et des potes est une réussite. Ecrite par Vincent Faraggi – qui confirme que ce sont tous des fous furieux dans la famille – cette comédie atteint son but et fait se gondoler la salle entière, tant les hommes que les femmes. Malgré quelques redondances – une allusion de trop au Yop – ou maladresses qui font rire au mauvais moment, le texte est vif et dénote d’un vrai talent de l’auteur pour les gifles verbales, les saillies assassines et les personnages chargés.

Parmi les acteurs, Yves Sandeau Léon Vitale a le rôle du clown blanc, celui que sa femme, et mère de sa fille, vient de mettre à la porte pour une aventure avec une shampouineuse et qui revient habiter dans sa chambre d’ado rigoureusement préservée par sa môman. Stéphane Casez joue pour sa part un dépressif chronique, qui a un goût pour les pulls particuliers et qui se trouve coucher depuis peu avec la future ex-femme de son pote. Léon Vitale Yves Sandeau ressemble quant à lui à Pierre Richard, ce qui est encore mieux qu’un piston lorsque l’on fait ce métier. Pourtant, à l’entendre et le voir au début de la pièce, on se dit que ça ne va pas le faire. Son personnage d’abruti, baiseur, au QI d’une poule adolescente et au débit ne pouvant s’expliquer que par une surconsommation de la bière dont il représente la marque  est vraiment too much. Assez vite toutefois, l’agacement du début s’efface tant l’acteur ne se désunit pas et continue à faire surfer son personnage, sûr de son coup, sur les vagues d’une connerie dans laquelle les spectateurs pataugent finalement sans aucune gêne.

A l’écoute des réactions de la salle, on peut penser que Des soucis et des potes devrait secouer un bon moment les fauteuils du Théâtre Trévise.

*très gros succès des saisons passées dont la suite commence au Théâtre Fontaine.

Le caïman - Antoine Rault

Caiman_1 C’est dans un intérieur blanc qu’évoluent Henri et Juliette, les deux personnages principaux de la pièce d’Antoine Rault, Le Caïman. Inspiré d’un couple célèbre, le texte raconte la soirée de trop entre un vieux philosophe tyrannique, fou et pervers, que la maladie rend incapable d’écrire quoi que ce soit, et sa femme, qui l’a soutenu toute sa vie, qui l’a encouragé, aimé et défendu contre tous et contre tout. Le blanc du décor contraste avec la noirceur des mots prononcés, qui évoquent le gâchis d’une vie, d’une double personnalité, ainsi que la tromperie d’un homme incapable d’exister, incapable d’aimer, qui souffre tellement qu’il prend plaisir à faire souffrir les autres. Claude Rich et Christiane Cohendy sont admirables et les trois autres comédiens qui rendent successivement visite au couple durant cette nuit décisive sont également très bien (Hélène Surgère, Féodor Atkine et Nicolas Raccah). La mise en scène d’Hans Peter Cloos donne une belle dimension supplémentaire à la pièce, par le biais de films projetés sur le rideau (blanc) durant les changements de décor ou grâce à la musique. Les notes de Keith Jarrett qui s’élèvent lors de la scène finale résonnent dans la tête du spectateur longtemps après qu’il a quitté le Théâtre Montparnasse et emporté avec lui une dernière danse de deux ombres sur un mur.

C'est comment là-haut ? - Pétronille de Saint-Rapt

Petronille_1 Pétronille de Saint-Rapt est une grande enfant qui est restée petite, toute petite. Sa taille, elle en parle beaucoup sur scène, pour mieux nous la faire oublier, cherchant à se/nous convaincre qu’elle ne l’empêche pas d’être une belle personne, ce dont on ne saurait douter après avoir passé une soirée en sa compagnie. Pétronille de Saint-Rapt est vive, drôle, naïve et bondissante ; elle est aussi parfois cruelle comme peuvent l’être les enfants. Dans C’est comment là-haut ? elle évoque très souvent sa mère, à laquelle elle fait de nombreux reproches et qu’elle ne détesterait pas étrangler avec le fil du téléphone, quitte à accuser le chat du forfait. Dans la dernière partie du spectacle, on comprend toutefois que la mère n’est pas forcément le vrai propos du monologue, ce que confirme son dernier mot. Ce dernier mot avec lequel l’actrice laisse son auditoire ému, après avoir tourné autour de cette émotion durant le reste de la pièce, veillant à ne pas se laisser déborder par elle, la désamorçant d’une pirouette, physique ou verbale, d’un bon mot ou d’une horreur. C’est comment là-haut ? fait passer un beau moment aux spectateurs du Théâtre du Petit Hébertot, un instant inattendu et léger. Léger comme la vie, léger comme la mort.

Ceci est un blog, si cette note vous a donné envie de voir la pièce, si vous l'avez vue et que vous souhaitez en parler, vous pouvez laisser un commentaire en cliquant en-dessous.

Dieu habite Düsseldorf - Sébastien Thiéry

DieuDisons-le tout de suite, contrairement à ce que l’affiche laisse penser, Dieu habite Düsseldorf n’est pas une adaptation théâtrale de Chez maman, série de sketches que l’on peut voir dans 20H10 Pétantes sur Canal+. Des petits interludes qui réunissent un frère, une sœur et leur chère mère, se livrant à des réflexions aussi méchantes que désopilantes. Dieu habite Düsseldorf est néanmoins un spectacle de Sébastien Thiéry (le frère), avec lui-même et Marie Parouty (la sœur) mais sans Françoise Christophe (maman), le troisième larron étant ici Artus de Penguern. Dans la – très – petite salle du Théâtre des Mathurins, alors que Francis Huster brille dans la grande juste au-dessus, les trois acteurs enchaînent les saynètes absurdes et décalées, ainsi que les chorégraphies courageuses en guise de transitions. Tout cela est drôle, notamment grâce à l’effet produit par le visage inquiet et sérieux de Sébastien Thiéry.

Mais les textes de ce dernier, sous des dehors délicieusement surréalistes, dressent petit à petit le portrait d’un monde et d’une société implacables, qui broient les êtres jusqu’à les rendre transparents et inutiles, qui plus est en leur laissant la conscience de cette relégation. Ainsi, cet homme qui s’inscrit dans une agence pour trouver un ami, cet homme qui veut se faire handicaper pour exister enfin aux yeux des autres, cet autre qui contacte une agence pour qu’elle le conseille sur la meilleure façon de se suicider. Cet homme enfin, guichetier dans une banque qui vient d’être rachetée par les Indiens et qui n’accepte le retrait d’un client qu’à la condition que ce dernier lui fasse un gros câlin. Dieu habite Düsseldorf, c’est dire si nous sommes mal barrés.

La Sainte Catherine - Stéphan Wojtowicz

8831C’est dans la jolie petite salle du Théâtre de Paris que se joue La Sainte Catherine, dernière pièce de Stéphan Wojtowicz, déjà auteur notamment de Jacques a dit. Nous sommes en 1919, dans un hôtel de province transformé en hôpital militaire. Un sculpteur envoyé par le Ministère pour ériger le monument aux morts de la ville doit convaincre le capitaine qui dirige l’établissement de lui fournir un modèle pour son œuvre, le tout sous les yeux d’une infirmière charmante mais qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et d’un poilu innocent aux mains pleines qui préfère qu’on épargne également les siens, surtout le gauche, bêtement oublié au Chemin des Dames. La guerre est allègre avec ces quatre-là et même loufoque, notamment grâce à la composition de Philippe Magnan, irrésistible dans son rôle de gradé planqué, qui ne pense qu’à sa carrière et se contrefout totalement du bien-être des soldats dont il est censé prendre soin. Didier Brice est à la fois un poilu poilant, un blessé obéissant et un soldat touchant de sincérité. Guillaume de Tonquedec et Caroline Maillard ont des rôles plus difficiles face aux deux autres qui enchaînent les rires mais leurs personnages permettent d’équilibrer l’ensemble ; celui de la Catherine du titre notamment, qui tente vaille que vaille de maintenir sur les rails une maison qui part en brioche et qui rappelle à chacun quelle devrait être sa place. En dépit d’une touche sentimentale qui arrive comme un cheveu sur le potage et grâce à la mise en scène trépidante de José Paul et Agnès Boury, le bouche à oreille devrait être favorable à La Sainte Catherine, dont on peut penser qu’elle connaîtra rapidement les plaisirs d’une plus grande salle.

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